
Sinjar
Three women whose lives are shattered by ISIS travel intertwined journeys on two continents to find their shared destiny in fighting back.
Résumé
Sinjar (2022), réalisé par Anna Bofarull, entremêle les destins de trois femmes prises dans la violence de l’organisation État islamique. À Barcelone, Carlota voit sa vie basculer lorsque sa fille adolescente disparaît et qu’elle comprend que celle-ci a rejoint les rangs de Daech en Syrie. Incapable de se résigner, elle entreprend de retrouver sa trace, affrontant à la fois l’incompréhension de son entourage et la complexité d’un conflit qui dépasse largement les frontières. Au Moyen-Orient, Hadia, une jeune femme yézidie, est capturée avec d’autres membres de sa communauté et réduite à l’esclavage. Son parcours est celui d’une survivante confrontée à la peur, à l’humiliation et à la nécessité de préserver sa dignité dans un univers où les femmes sont traitées comme des marchandises. En parallèle, Arjin, engagée dans la lutte contre Daech, tente de venir en aide aux victimes et de faire face aux conséquences humaines d’une guerre qui a dévasté son peuple. En reliant Barcelone, la Syrie et le Kurdistan irakien, le film met en regard des expériences féminines très différentes, mais unies par la perte, la culpabilité et la recherche d’un être aimé. Sinjar s’intéresse autant aux mécanismes de l’embrigadement qu’aux ravages de la guerre et aux séquelles laissées par les violences sexuelles et politiques. Sans réduire ses personnages à leur statut de victimes, Anna Bofarull décrit leur résistance, leurs contradictions et les liens de solidarité qui peuvent naître dans les situations les plus extrêmes. Le récit avance ainsi comme un drame humain et intime, porté par une mise en scène sobre, qui invite à réfléchir aux fractures entre l’Europe et les zones de conflit, ainsi qu’au prix payé par les femmes prises au piège de l’histoire.





