
Reroute
Stela (la trentaine) revient à Bruxelles chez sa mère, Maria, pour assister aux funérailles de sa grand-mère qui a énormément compté dans leur vie. Très vite, Stela constate que sa mère est bien plus tenaillée par la peur que par la tristesse. Ses propos sont confus et ses comportements absurdes voire paranoïaques. Malgré son incompréhension et son trouble, Stela fera de son mieux pour soutenir sa mère
Résumé
Dans Reroute, Stela, une jeune femme d’une trentaine d’années, revient à Bruxelles après une longue absence pour assister aux funérailles de sa grand-mère, figure essentielle de son enfance et de sa relation avec sa mère. Elle s’attend à partager un moment de deuil avec Maria, mais découvre rapidement une femme profondément déstabilisée. Loin de se laisser simplement envahir par la tristesse, sa mère semble dominée par une peur grandissante, tient des propos difficiles à suivre et adopte des comportements de plus en plus étranges, parfois teintés de paranoïa. D’abord déconcertée, Stela tente de comprendre ce qui arrive à Maria. Entre incompréhension, inquiétude et tensions anciennes, elle cherche la bonne manière de l’aider, tout en étant elle-même rattrapée par les souvenirs liés à sa grand-mère et à son histoire familiale. Leur cohabitation devient alors le cœur du film : chacune porte une relation différente au passé, au deuil et aux blessures que la famille a peut-être longtemps préféré taire. À travers cette situation intime, Reroute explore la fragilité des liens familiaux et la difficulté d’accompagner un proche lorsque la peur et la confusion prennent le dessus. Le film s’intéresse aussi aux mécanismes du deuil, à la transmission des traumatismes et à la frontière incertaine entre perception, mémoire et réalité. Son atmosphère progressivement anxiogène privilégie la suggestion à l’explication, plaçant le spectateur au plus près du trouble de Stela. Sans se réduire à un simple drame familial, Reroute propose ainsi une plongée sensible dans une relation mère-fille mise à l’épreuve par la perte, les non-dits et l’impossibilité de réparer seul ce qui a été profondément abîmé.



